En mémoire de l'Abbé Franz Stock

En mémoire de l'Abbé Franz Stock

Il y a des héros prédestinés qui réussissent à arracher une épée d’un roc. Et puis il y a ceux qui se révèlent dans les moments sombres de l’Histoire. L’abbé Franz Stock fait partie de ces derniers.

Ce prêtre allemand est aumônier des prisons de Paris en 1940. Il accompagne les prisonniers français condamnés par les nazis jusqu’au lieu de leur exécution au Mont Valérien.

Sa fonction le conduit à croiser le chemin d’illustres prisonniers et résistants : Honoré d’Estienne d’Orves, Gabriel Péri ou encore Edmond Michelet, futur ministre de la Justice de De Gaulle. La petite-fille d’Edmond Michelet, Agnès Brot, raconte la rencontre de son grand-père avec l’abbé Stock : « Il a très vite compris qu’ils étaient sur la même longueur d’onde. L’un ne combattait pas les Français, l’autre ne combattait pas les Allemands. Ils combattaient le même ennemi qui était le nazisme. »

L’abbé ne se contente pas de prier et de réconforter les prisonniers. Alors que les Allemands disent à Edmond Michelet qu’ils tiennent son épouse en otage, l’abbé Stock fait montre d’un grand courage et d’un sacré sang froid. Il tourne le dos au gardien et propose au prisonnier de réciter un Ave Maria. Et, entre deux phrases de la prière, en profite pour lui faire savoir que sa femme et ses enfants sont libres et vont parfaitement bien ! L’abbé passera ainsi de nombreux messages aux détenus, leur procurera du linge propre, des cigarettes, des friandises, tout en leur apportant une aide spirituelle.

A la Libération, l’abbé Stock se voit proposer une mission par les autorités françaises : assumer la formation ecclésiastique d’étudiants en théologie allemands en captivité. Le séminaire est transféré près de Chartres, au Coudray, au dépôt 501. On l’appelle le Séminaire des Barbelés. Franz Stock est d’ailleurs inhumé à quelques kilomètres de là, dans l’église Saint Jean-Baptiste à Rechêvres, un quartier de Chartres.

C’est également de Chartres que le préfet Jean Moulin s’oppose à l’ordre allemand dès le 17 juin 1940, et décide alors de son destin.

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