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Il y a des hommes et des femmes qui changent le cours de l’humanité,  le destin de leur pays, le monde de la culture, des sciences ou des techniques. Le Vosgien Paul Dazey fait partie de cette dernière catégorie. Grâce à lui, la baguette de la Fée Electricité s’est posée il y a bien longtemps sur les Vosges et tout particulièrement dans la région de Charmes.

 

Un génie altruiste de Charmes

Ingénieur des Arts et métiers, major de promotion en 1882, Paul Dazey a mis au service de ses concitoyens sa créativité dans bien des domaines. En 1894, ce natif de Charmes achète dans son village l’atelier du Battant qui utilise la force de la Moselle pour faire tourner sa grosse roue en bois. Il développe son affaire, la transforme et produit, rapidement et en grande quantité, des pièces destinées à des machines diverses. Mais son ambition est ailleurs. Il veut jouer un rôle social et améliorer les conditions de vie de tous.

 

Une révolution à Charmes

Alors qu’il termine ses études, l’exposition Internationale d’électricité organisée en 1881, à Paris, le marque profondément. Il va tout faire pour la développer dans son village. Charmes deviendra en 1894, la seconde commune à bénéficier de l’hydroélectricité privée. Grâce à une turbine de 25 chevaux, les habitants auront du courant chez eux avec une ou deux ampoules, parfois trois pour les plus riches, et les rues de la ville seront éclairées de points lumineux favorisant les déplacements dans la nuit. Au début du XXe siècle, la centrale de Paul Dazey alimente tout le pays entre Charmes et Bruyères ainsi qu’une scierie.

 

A la rencontre d’un brillant passé

Grâce à des bénévoles, le Battant est aujourd’hui aménagé en écomusée, ouvert toute la saison estivale, à 500 m du centre-ville de Charmes. Car Paul Dazey ne s’est pas arrêté en si bon chemin et il a continué à mettre au point des solutions techniques performantes comme le régulateur de machine à vapeur. Une autre invention, plus populaire, aura un certain écho : en 1903, il conçoit une machine à prélaver qu’il baptisera « la Française ». Seul problème, il faut 2 jours pour arriver à prélaver le linge… Dans un autre style, l’armée va s’intéresser à son génie créatif. En 1914, pour améliorer le transport des blessés, il met au point avec un autre ingénieur, une ambulance à 6 brancards avec une suspension « tout en douceur ». Ou presque. Mille raisons pour visiter l’écomusée du Battant et partir sur les traces d’un homme aussi inventif qu’altruiste.

  • Ecomusée du Battant © Office de Tourisme du Pays de Charmes
  • Turbine à l'écomusée du Battant © Office de Tourisme du Pays de Charmes

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