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Une ballade dans le passé

Tous en selle !  On vous entraîne à la base VTT du Saint-Affricain au cœur du Parc naturel régional des Grands Causses. Ce territoire préservé permet de rouler sur de belles pistes ou encore sur une ancienne voix ferrée ou des sentiers patrimoniaux. Où que porte votre regard, la nature est accueillante, superbe, généreuse. Mais la nature n’est pas le seul atout de ce lieu. L’homme a mis ici et là sa patte, à toutes les époques, et sans faute de goûts, ce qui est exceptionnel. Ici, une cazelle, la cabane qui servait au berger à se protéger des intempéries. Là, un dolmen miniature ou encore des murets en pierres sèches qui bordent les routes. Mais réalisations humaines les plus étranges sont les statues-menhirs disséminées au bord des routes.

De curieux supporters

Sur les chemins, plus de cinquante statues-menhirs, vous regarderont paisiblement avaler les kilomètres sur votre VTT. Ne croyez pas les troubler, ils en ont vu d’autres du haut de leurs 5 000 ans. Découverts en lisière de forêt ou non loin de cours d’eau, ces géants de pierre ont été sculptés ou gravés dans le grès, le schiste, le granit et le gneiss. Ils portent collier ou baudrier, dressent leur visage sans bouche, gardent le secret sur leurs origines. Chargés de symboles et de mystères, ces statues-menhirs, hommes ou femmes, constituent une des plus curieuses énigmes de la préhistoire.

L’abbé mène l’enquête

C’est un ecclésiastique, l’abbé Hermet qui a identifié et étudié le premier de manière approfondie ces statues-menhirs tout à la fin du XIXe siècle. Féminines ou masculines, elles se ressemblent toutes avec un visage et des corps très proches et pourtant, elles sont toutes uniques. Elles mesurent en moyenne 1,50 m, mais il y a des statues-menhirs de petite taille, 50 cm environ et des géantes de 4,50 m. Certaines portent des tatouages, des colliers, d’autres sont armés de flèches, d’arc, de poignards ou de grandes  haches, d’autres encore transportent des objets aussi mystérieux. Interdisaient-elles l’accès à un territoire sacré ou au contraire accueillaient-elles les visiteurs ? Personne ne le saura probablement jamais.

  • menhirs 1© Office de tourisme de roquefort et Saint affricain
  • menhirs 2© Office de tourisme de roquefort et Saint affricain

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