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Lorsqu’on pense aux arènes d’Arles, c’est le monde de la tauromachie qui vient en premier à l’esprit. Immédiatement, on a l’image du matador vêtu de son habit de lumières, et on se met à fredonner Carmen ! Pourtant, les corridas sont récentes dans l’histoire des arènes d’Arles.

L’amphithéâtre a en effet été construit à la fin du Ier siècle après Jésus-Christ. Les gradins peuvent accueillir 21 000 spectateurs et un muret circulaire les protège : c’est le podium. Et bien sûr, au milieu, se trouve l’arène.

A une petite différence près par rapport à aujourd’hui : à l’origine, un plancher de bois est installé 2 mètres plus haut que le sol actuel et constitue l’aire de jeux. Pourquoi ? Parce que, sous ce plancher, se trouvent des systèmes de trappe, de poulie et de monte-charge. Avec bien sûr des esclaves pour les manœuvrer. Avec cette machinerie, on fait apparaître, comme par magie, des animaux sauvages, un décor exotique… Bref, à l’époque, on ménageait déjà des effets de scène !

Les combats d’animaux précédaient ceux des gladiateurs. Le rétiaire, le mirmillon… Ces mots titillent vos souvenirs mais vous ne savez plus qui est qui ? Le rétiaire est le gladiateur armé d’un filet et d’un trident. Le mirmillon a quant à lui une longue épée et un bouclier. Souvent des esclaves.

Après la chute de l’empire romain, les spectacles de gladiateurs sont interdits et l’amphithéâtre est délaissé. Par les combattants en tout cas, car les habitants, eux, comprendront vite l’avantage que ce rempart peut leur offrir. Au Moyen Age, c’est une vraie ville qui s’est installée à l’intérieur des arènes, qui sont dans la partie haute de la ville, loin du Rhône. Mais oui, avec des habitations en dur ! Difficile à imaginer aujourd’hui ! Cela durera quelques siècles, jusqu’à ce qu’on décide de réhabiliter les arènes au XIXe. En 1735, le conseil de ville avait déjà interdit la restauration des maisons en ruine à l’intérieur du monument. Mais la mairie doit tout de même exproprier et raser… 212 maisons ! En 1830, l’arène voit le premier combat de taureaux.


Quand le soleil se lève sur une merveille classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Bienvenue à Arles !

Une photo publiée par J’aime la France (@jaimelafrance_) le


  • (c) Shutterstock.com

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